je termine mon Cr:
-vendredi fût une journée totale de repos en prévision du départ du lendemain, grasse mat, un peu de rangement, un peu de piscine et de farniente, puis en toute fin de journée notre dernier repas du soir en Corse, à Propriano en paillotte devant un couché de soleil voilé par l'ambiance brouillée dûe au sable du Sahara ramené par le Siroco...
-samedi on doit prendre le bateau à 18h30, ça nous laisse un peu de temps pour rejoindre Porto-Veccio par la montagne tranquillement et profiter de ces dernières heures en Corse.
On charge aprés avoir rendu les clés de notre appart, il est 10h et il fait déjà 28°, il faut réapprendre à rouler chargé. J'ai contrôlé la pression des pneus avec un petit compresseur portable Xiaomi que m'avait conseillé Harmonic, vraiment le top pour le voyage pour un encombrement et un prix modéré, environ 45€:
https://www.lesnumeriques.com/divers/xi ... /test.html.
On monte sur Quenza par une petite route, malgré l'altitude il fait toujours aussi chaud, et la vue est toujours brouillée par l'atmosphère du Siroco qui génère une chape de plomb... On se marre en voyant les panneaux:
On s'y arrête pour boire un coup, et on trouve une petite route en discutant, la D520, qui fait un crochet et rejoint Zonza ou on doit manger. Cette route est surprenante puisque sur sa partie haute, elle n'est pas goudronnée, c'est une piste assez roulante sur quelques kilomètres, elle offre une belle vue sur l'arriére des aiguilles de Bavella, le côté sud-ouest.
On casse la croute à Zonza, on crève de chaud.
On redescend sur Porto Vechio, la vue est brouillée, on cherche vainement de la fraicheur, mais pas de rivière praticable de ce côté, tant pis, on va à la plage de Palombaggia en attendant l'heure du bateau, la plage n'a à priori pas été souillé par les boulettes de fioul annoncées en début de semaine, on boit un coup, puis 2, puis on se trouve une place à l'ombre sur la plage pour buller un peu.
On arrive en avance au bateau, les motos sont en début de file.
L'équipage est encore Italien, ce doit être leur premier accostage avec ce bateau sur ce quai, ça pinaille 1/2 heure avant de pouvoir embarquer, et ça braille entre eux, on dirait que la rampe d'accés n'est pas à la bonne hauteur...
Nous on se marre un peu en les voyant s'agiter, mais on se marre moins quand on embarque, ils sont complètement désorganisés, ils nous font tourner les motos, ils cherchent des sangles, c'est le début de la saison et ils ne sont pas au point...
Pas grave on est à bord et on file sur le pont arrière attraper des binouzes et se mettre à l'aise, il fait toujours trop chaud.
On quitte la Corse à regrets, sous une chape de plomb et une atmosphère chargée de sable
On passe la nuit en cabine, on déjeune à la fraiche et on débarque à Nice à 7h30. On pense faire les 500km pour remonter dans la Yaute en 2 fois en passant par les grands cols.
On passe par la vallée du Var puis celle de la Tinée, on constate des travaux nombreux sur la route, consécutifs à tous les glissements de terrains et les débordements de riviéres, les catastrophes de la Vésubie notamment, on se rend compte de l'ampleur des dégâts même si on est loin, on voit bien que les fonds de vallées sont tous impactés...
Mais on est dimanche, les chantiers sont tous à l'arrêt, et il n'y a vraiment personne sur la route, du coup on avance bien, et on est à St Etienne de Tinée avant 10h.
On s'arrête pour un café juste avant d'attaquer le col de la Bonnette, et là surprise en retournant à la moto:
on dirait un clou de rivet ou une agrafe de palette, coup de bol la partie longue c'est plantée dans le flan du pneu sur 1cm, et n'a pas été percer la chambre à air, ouf

On a bien fait de boire un café et de ne pas attaquer le col avec ça !!!
La montée du col se fera sereinement, en se faisant plaisir mais pas trop, conserver du temps pour admirer le paysage toujours aussi magnifique de ces hautes montagnes du Mercantour.
un arrêt à la cime de la Bonette ou il fait beaucoup plus frais à 2802m d'altitude
et on redescend tranquillement pour profiter du paysage
Puis on enchaine sur le col de Vars 2108m
On s'arrête manger une Pizza à Guillestre, mais quand on veut repartir à 13h15, c'est un orage de 10 minutes qui nous retarde, on mets les tenues de pluie et on attend un peu. On pensait passer la nuit dans le coin et repartir le lendemain, mais vu qu'on a super bien avancé depuis Nice le matin, on va faire d'une traite jusqu'at Home.
On garde les tenues jusqu'aux cols suivants, le Lautaret 2058m
puis le Galibier 2642m
Puis on redescendra sur Valloire, le col du télégraphe et on prendra le fond de vallée jusqu'à Albertville, en évitant la pluie tout du long mais de justesse...
On aura fini la Corse en beauté avec ce beau trajet de retour par les grands cols
Au bout de 6h1/2 sur la moto, on a un peu les culs tannés, après 500km de montagne, mais on rentre avec la banane
petit bilan:
-2500km en tout en 17 jours dont 1500 km en Corse
-la roue arrière a tenu le coup, mais les pneus sont morts
-la batterie skyrich m'a fait gagner 3.5kg
-la conso est resté entre 5 et 5.5l/100km
-pas de prune dans la boite aux lettre
-la Piétra est chère mais bonne
-les Corses sont sympa
-la Corse reste un très bon plan B face à l'Irlande (au mois de juin) et on a passé des vacances au top
