Voualà vouala :
CHAPITRE PREMIER : SUR LES CHEMINS DE LA ROUTE
La matinée était bien avancée puisque on était en plein après-midi quand l'intrépide Prince Noir, Chevalier Loupingue du Haut-Médoc arriva en le castel du Chevalier Ricoune, sous un orage menaçant, à en faire trembler une statue de marbre. Etait-ce de bon augure ? Rien n'était moins sûr, tant et si bien que les Dames du castel proposèrent de retarder le départ des deux voyageurs en leur proposant force rafraîchissements et friandises diverses, confectionnés avec art par les gueux locaux, et servis avec le sourire, par dessus le marché. Effectivement, les dieux Matteo et Rhôlloudji firent brutalement claquer les cieux avec une violence peu commune, et la Maman du Chevalier Ricoune ne put s'empêcher de remercier dévôtement le charpentier talentueux qui répara la toiture quelques années auparavant.
Les Dames du Castel d'Ystren Labhitt : à gauche Dame Françou, mère du Chevalier Ricoune, et au centre, Damoiselle Dominique de Guetarry, soeur dudit Chevalier.
Mais en ces temps reculés, les colères des dieux, toutes aussi incompréhensibles qu'aujourd'hui, pouvaient parfois être brèves, et c'est en moins de temps qu'il n'en faut pour cuire successivement vingt oeufs mollets, que les deux Chevaliers purent seller et harnacher leurs montures, avant que de prendre la route, bien évidemment.
Avant de partir, il fut décidé de faire une halte pour la nuit, chez le Capitoul de Tolosa, le ténébreux Kiki de Fontenilles, avec un assez heureux hasard, puisque les deux arriveraient pile-poil pour le rituel sacré de l'App'heirr Rhô, donc les deux Chevalier expédièrent rapidement un ex-voto mental à
Matteo et Rhôlloudji, avec le sourire, du coup. Ils roulèrent allègrement, sur une piste qui se déshydratait à vue d'oeil, et arrivèrent à l'heure convenue, pour être accueillis avec les honneurs dus à leur rang.
Ici, le ténébreux Capitoul Tolosan Kiki, montrant les blessures reçues lors de nombreux combats :
Que des centaines de vierges recouvrent le chemin de sa vie de pétales de roses et lui baignent les pieds des plus précieux onguents du Moyen-Orient, pour sa gentillesse et son accueil !
Après un mémorable repas digne des cours Royales de l'Ancienne Europe, les trois Chevaliers s'en allèrent dormir (qui a dit "cuver" ?? Que les coupables se dénoncent, je veux des noms !!) du sommeil du juste, empreint toutefois de questionnements relatifs à leur quête. Qu'à cela ne tienne, ils sauraient tout bien assez tôt, demain soir, ils seraient fixés.
Aux aurores, ils préparèrent leurs montures pour la destination suivante : Villefranche, où ils devaient rencontrer le téméraire Jibest du Lauragais, préparatifs bercés par les pseudo-monologues du Chevalier Kiki. En effet, celui-ci était en contact permanent avec Transalpine, Dame d'Anjou, pour lui relater ses aventures en temps réel, grâce à un téoula spécial greffé à l'oreille.
Le Capitoul Kiki en pleins préparatifs (en arrière-plan) :
La célèbre fonte arrière de la monture du Prince Noir Loupingue, bien connue de la Confrérie Tranzalpâjh :
Le tatouage rituel dédié à la Belle du Capitoul Kiki, sur le flanc de sa nouvelle monture :
Ils partirent donc avec une banane même pas racontable, sous un ciel clément, vers leur improbable destin, comme d'hab', la routine, quoi...
"Mais qu'attend donc nos valeureux voyageurs ?", devez-vous vous demander, chers lecteurs tant aimés !! Vous le saurez dans le chapitre suivant : "tous les Tsars ne dînent pas à l'huile, et herbes de Provence"