La noble assemblée de la ville capitale tenant sa table ronde en l'auguste auberge de Monsieur Pino Pizza, je me trouvais convié par le chevalier Alain du Sceptre Huitre, et par sire Cazelles en son fief de Boismaudit.
Le but de la réunion était de faire le point sur l'état et le moral des forces en présence parmi les chevaliers de la région afin de lancer quelques raids en vue de l'été, les besoin d'action, de filles, de Esspéquatrevingquinze, étant grands et les ressources des chevaliers plutôt basses. Autant le dire tout de suite à la façon de Messire PetitNouveau,
l'hiver c'est la dêche pour se tirer une bonne bourre, vivement les beaux jours pour se mettre minable.
Aussi estions nous partis conquérants avec ma fidèle TransAlppe, qui est celui de mes destriers équipé pour subvenir aux besoin de la petite lutine Gépéesse: Cette dernière nécessitant en effet, la présence de la fée électricité, ... passons sur les agissements pervers de ces deux gourgandines

, l'essentiel étant que l'enchantement provoqué par leur accouplement inverti, nous même jusqu'en cette lointaine cité de Pâri.
L'enluminure qui suit, relate l'état de mon destrier, encombré du fatras provoqué par les ébats contre nature des fées Gépéesse et Electricité, ... Notez aussi les gants en peau de Moootone, inspiré directement du chevalier Linuxoo. Non je ne parle pas de sa chevelure ondulante, mais sachez qu'Il affirme, suite aux périples lointains qu'il eut l'heure de faire, que la peau de Moootone retroussée est utilisé dans certains pays exotiques pour assurer confort et chaleur ... je confirme! Je tiens ces peaux de mon propre Grand Oncle Fernand, signe que notre noble lignée connut d'innombrables batailles z'et aventures au delà des frontières et des mers.
En chemin je me reposais en l'auguste cité du Duc de Guise dont vous pourrez admirer en arrière plan le fier castel:
Ensuite un rai de lumière divine tomba sur ma monture non loin de la cité royale de Laon, admirable bourgade perchée comme vous le voyez (si si au fond), sur un plateau calcaire, ... remarquable à noter car comme le montre cette enluminure, à part ça l'Aisne c'est plat, chiant et vide. Contournant cette cité, je me dirigeais dérechef vers Soisson.

Heureux présage!
Je tombais enfin aux abords de Paname, enhardi par la chance d'avoir mis à sac un plein chargement de Esspéquatrevingquinze, et en toute honte, j'avoue que le combat fut bref et sans gloire, jugez plutôt! Le précieux liquide étant défendu par une seule et frêle pucelle, qui, terrifiée dans une tour de cristal ne pu que me remercier de l'épargner, avec un chaste sourire et en me rendant un talisman que j'ai toujours sur moi et que je donne à toucher au petit peuple, en échange de quelques victuailles, et autres services. Ce petit bout de résine antique m'a été confié en exclusivité (et jusqu'à la date de Père Empssion) par une puissante sorcière, Labankh Pôstalhe, celle ci m'ayant assuré que le charme contenu dans la relique était fortement magique et m'attirerait l'aménité des manants et autres gueux lorsque je la leur présenterai.
Or donc la jeune donzelle m'emprunta avidement l'objet, le frotta avce recueillement, marmonna quelques prières et me la rendit, toute extatique.
Je serai bien resté pour la prendre davantage sous ma tutelle, mais la compagnie m'attendait.
La gaudriole sera pour plus tard, jeune péronelle, tu ne perds rien à attendre. La surprise se lisait sur ses traits, nul doute qu'elle était flattée qu'un Seigneur de la Guerre aussi puissant s'intéresse à une petite paysanne crottée.
Je remontais donc en selle et attaquais illico presto (comme ils disent en Russie) les abords de Pâri,
comme je l'ai dit 20 lignes au dessus, mais je répète, y en a qui suivent pas. Moultes chariottes étaient agglutinées sur les voies, pourtant larges, de la prospère cité. Selon la lutine Géphesse, je ne pouvais que m'enquiller la moitié du Perriffe, grande couronne circulaire qui ceint de ses chemins larges et plats la noble bourgade. Je dû perfectionner la technique de l'Entrefil, noble héritage des batailles antiques, où le défi consistait à foncer plein gaz entre les rangs ennemis et dégommer tout ce qui dépassait.
J'entrepris de suivre le train d'un jeune seigneur sur un petit destrier agile bien adapté à ce genre de prouesse, et nommé Secoue-Terre. Nous roulâmes vaillamment, laissant dans notre sillage fumant et vibrant du son de nos mégaphones, des chariottes entaquées sur le Périffe comme des mouches sur la glue.
Sire Alain m'attendait, nous devîsammes gaiement jusqu'à l'heure du rituel, puis vint l'heure de partir à la réunion.
Arrivés devant l'hostel du sieur Pino, je rencontrais moultes chevaliers, certains déjà connus, d'autres étant nouveaux à mes yeux. Noble assemblée, que la discute dans le froid et l'obscurité (et aussi dans un dédain apparent pour le rituel de l'Apheir Rhô) ne firent que leur donner plus d'estime.
Voici une enluminure qui rend peu hommage à l'ambiance, les charmes des lutins Flache et Otto Focus n'étant plus des plus performants par cette nuit froide où on se gelait les nouilles.
Le repas fut mémorable, et la tablée gaie et ravie. Messire Alain et d'autres chevaliers, contribueront à compléter mes parchemins par moultes enluminures, dont ils firent un usage immodéré.
A l'occasion, la fin du repas approchant, il fut rappelé à tous la vaillance de mes hauts faits (
Te taper 500 bornes pour venir nous voir, moi j'laurai pas fait, t'as pas de copains par chez toi?), la sagesse qui fut le guide de ma vie (
On voit bien que t'es un quarantenaire maintenant) et on me proposa même moultes cadeaux (
T'en fais pas si t'as plus d'essence je peux siphonner la tondeuse)... La carcasse remuée par tant d'humanité laissa presque transpirer une ou deux larmes.
Le lendemain, après une soirée très agréable et une nuit parfaite, chez le Seigneur Cazelles, je repris la route.
A noter que Cazelles de Boismaudit, me fit l'honneur de dévoiler en son écurie, le nouveau destrier qu'il venait d'acquérir, beau bestiau et en bon état.

(je parle du destrier)
Alors que le chevalier sautait sur son autre destrier pour aller effectuer un raid dans une contrée proche et ravitailler son castel, je lui enfilais le train quelques kilomètres, pour qu'il me guide à travers les pièges tendus par les habitants de cette région hostile, ... Puis la fée Gépehesse fut promptement sommée de me conduire en mon castel de Ouarni-le-Gland par le plus court chemin. Chose qui fut faite avec parfois des raccourcis plus agréables que d'autres...
Maintes cités fleuries m'accueillirent et dévoilèrent des charmes insoupçonnés, telle Con
Flans Ste Honorine ...
Et enfin j'arrivais, avec un salutaire remontant, m'offrant un rituel, certes un peu anticipé, mais amplement mérité

(Au fait Jean Marc, j'ai oublié de te filé les bouteilles

... j'ai du me consoler en en ouvrant une, sans rancune hein...

)
Hommage à Messire Ricoune