bande de peur et re-pétage de bras (sans feuilles) : l'enquête
Posté : 23 févr. 2023, 07:35
Or donc, ce jour funeste du lundi 20 février dernier, ZeDab décida de faire une grande balade histoire de bien profiter du beau temps…
Nez au vent, après des semaines de routes glissantes et de froid, il progressa en mode tranquille sur les routes enfin sèches du Vosgistan voisin, tout à sa joie.
Un vrai bonheur et un bon vidage de tête…
Sur le retour, avant le col de la Schlucht et la descente finale vers sa patrie natale, il choisit de pousser un peu sur la route des crêtes, histoire de profiter de la vue, au milieu des Parigots et des Belges en quête de neiges rares.
Retour.
ZeDab, aborde la dernière épingle avant de rejoindre le col. À 35-40 km/h maxi, coincé entre deux SUV...
tout pile ici
Et là, Paf !
Perte brutale de l’avant.
Au tas le ZeDab.
Lourde (eh oui, c’est ZeDab!) chute sur l’épaule droite.
Glissade peu artistique sur 15 m parallèle au Panzer qui fait des étincelles avec son pare-carters polonais (du costaud!).
On a la bonne idée (involontaire) d’éviter les bagnoles en face.
Relevage rapide mais digne d’un ZeDab supersexy avec sa vieille veste de pluie déchirée de partout.
Des gens sympas qui accourent, relèvent le Panzer et le rangent sagement sur le bas-côté (« z’inquiétez pas, je vous la cale bien, je suis aussi motard »)
Le bras droit ballant, ZeDab rassura tout le monde : il y avait du réseau et il ferait le 15 tout seul, déclinant même l’offre de rester au chaud dans une caisse (sympas ces Belgo-Parisens !)
15 minutes plus tard, une vieille voiture de gendarmerie avec deux réservistes sympa à bord.
En attendant les pompiers, ils sécurisent le virage, papier bitte et tapent la discute.
Apparemment, je n’étais pas le premier : même des caisses on fait des tout-droit ici. Une piste de raquettes coupe la route et certains se débarrasseraient de la neige en tapant du pied sur la route…
Je ne vois pas trop de neige, le virage est bien sombre et à l’ombre, sans feuilles comme en 2013 (!)
Arrivent les pompiers, sympa et professionnels. Au-revoir la maréchaussée et merci (ils s’occupent d’envoyer la dépanneuse pour récupérer le zedabesque destrier).
Direction le petit hosto de Gérardmer dans un fourgon pinpon où je déguste à chaque cahot. Véridique, l’un des pompiers s’appelle Sam…
Radio : humérus fracturé sous la tête. On me met l’attelle qui va bien et me refile des antalgiques bien costauds.
Appel à l’assurance : un taxi viendra me récupérer.
19h00, fermeture de l’hosto. Me voilà dehors avec mon attelle, moitié en veste de moto, moitié en T-Shirt par 4°.
Trois « siouplaît Madame, auriez-vous l’obligeance de me recouvrir le côté droit afin que je puisse bénéficier de quelque chaleur ? » plus loin (la Vosgistanaise devient prudente à la nuit tombée), une brave dame finit par accepter.
Première nuit difficile, des brûlures gastriques terribles : l’efficacité de cet antalgique doit reposer sur un concept de déplacement de douleur.
Depuis, ZeDab se traîne lamentablement en ayant peur de réveiller la douleur à chaque mouvement… du genre 45 min pour se lever et aller aux chiottes…
Bon, assez chouiné sur des malheurs de résident d’un pays en paix pris en charge gratos par la société…
Auto-analyse de la ZeDabesque chute :
Le garagiste qui m’a ramené le Panzer dès le lendemain m’a mis la puce à l’oreille : « en la montant sur le plateau, elle glissait de l’avant, pourtant le pneu n’est pas lisse... »
Le pneu avant a 666 km (ptêt un signe!)
J’avais bien remarqué auparavant que sa bande de peur n’était pas trop usée mais je me disais qu’avant de retrouver des gens du forum qui se reconnaîtront, ce serait réglé une fois les beaux jours revenus et l'honneur serait sauf.
En fait, vu l’état des routes ces dernières semaines, je roulais mollo, en ne penchant pas trop dans les virages, le haut du corps penché à l’extérieur.
Total : bande de peur non seulement pas usée, mais NEUVE sur 1 cm.
Ça a suffi pour perdre l’avant en prenant appuis dessus dans un virage en descente, à l’ombre.
Vu le kilométrage du pneu (un excellent Dunlop Meridian), je pensais que c’était réglé : d’habitude tu fais gaffe 150 km et c’est bon.
Ben non :
Surveillez bien vos bandes de peur, votre humérus vous remerciera !
Nez au vent, après des semaines de routes glissantes et de froid, il progressa en mode tranquille sur les routes enfin sèches du Vosgistan voisin, tout à sa joie.
Un vrai bonheur et un bon vidage de tête…
Sur le retour, avant le col de la Schlucht et la descente finale vers sa patrie natale, il choisit de pousser un peu sur la route des crêtes, histoire de profiter de la vue, au milieu des Parigots et des Belges en quête de neiges rares.
Retour.
ZeDab, aborde la dernière épingle avant de rejoindre le col. À 35-40 km/h maxi, coincé entre deux SUV...
tout pile ici
Et là, Paf !
Perte brutale de l’avant.
Au tas le ZeDab.
Lourde (eh oui, c’est ZeDab!) chute sur l’épaule droite.
Glissade peu artistique sur 15 m parallèle au Panzer qui fait des étincelles avec son pare-carters polonais (du costaud!).
On a la bonne idée (involontaire) d’éviter les bagnoles en face.
Relevage rapide mais digne d’un ZeDab supersexy avec sa vieille veste de pluie déchirée de partout.
Des gens sympas qui accourent, relèvent le Panzer et le rangent sagement sur le bas-côté (« z’inquiétez pas, je vous la cale bien, je suis aussi motard »)
Le bras droit ballant, ZeDab rassura tout le monde : il y avait du réseau et il ferait le 15 tout seul, déclinant même l’offre de rester au chaud dans une caisse (sympas ces Belgo-Parisens !)
15 minutes plus tard, une vieille voiture de gendarmerie avec deux réservistes sympa à bord.
En attendant les pompiers, ils sécurisent le virage, papier bitte et tapent la discute.
Apparemment, je n’étais pas le premier : même des caisses on fait des tout-droit ici. Une piste de raquettes coupe la route et certains se débarrasseraient de la neige en tapant du pied sur la route…
Je ne vois pas trop de neige, le virage est bien sombre et à l’ombre, sans feuilles comme en 2013 (!)
Arrivent les pompiers, sympa et professionnels. Au-revoir la maréchaussée et merci (ils s’occupent d’envoyer la dépanneuse pour récupérer le zedabesque destrier).
Direction le petit hosto de Gérardmer dans un fourgon pinpon où je déguste à chaque cahot. Véridique, l’un des pompiers s’appelle Sam…
Radio : humérus fracturé sous la tête. On me met l’attelle qui va bien et me refile des antalgiques bien costauds.
Appel à l’assurance : un taxi viendra me récupérer.
19h00, fermeture de l’hosto. Me voilà dehors avec mon attelle, moitié en veste de moto, moitié en T-Shirt par 4°.
Trois « siouplaît Madame, auriez-vous l’obligeance de me recouvrir le côté droit afin que je puisse bénéficier de quelque chaleur ? » plus loin (la Vosgistanaise devient prudente à la nuit tombée), une brave dame finit par accepter.
Première nuit difficile, des brûlures gastriques terribles : l’efficacité de cet antalgique doit reposer sur un concept de déplacement de douleur.
Depuis, ZeDab se traîne lamentablement en ayant peur de réveiller la douleur à chaque mouvement… du genre 45 min pour se lever et aller aux chiottes…
Bon, assez chouiné sur des malheurs de résident d’un pays en paix pris en charge gratos par la société…
Auto-analyse de la ZeDabesque chute :
Le garagiste qui m’a ramené le Panzer dès le lendemain m’a mis la puce à l’oreille : « en la montant sur le plateau, elle glissait de l’avant, pourtant le pneu n’est pas lisse... »
Le pneu avant a 666 km (ptêt un signe!)
J’avais bien remarqué auparavant que sa bande de peur n’était pas trop usée mais je me disais qu’avant de retrouver des gens du forum qui se reconnaîtront, ce serait réglé une fois les beaux jours revenus et l'honneur serait sauf.
En fait, vu l’état des routes ces dernières semaines, je roulais mollo, en ne penchant pas trop dans les virages, le haut du corps penché à l’extérieur.
Total : bande de peur non seulement pas usée, mais NEUVE sur 1 cm.
Ça a suffi pour perdre l’avant en prenant appuis dessus dans un virage en descente, à l’ombre.
Vu le kilométrage du pneu (un excellent Dunlop Meridian), je pensais que c’était réglé : d’habitude tu fais gaffe 150 km et c’est bon.
Ben non :
Surveillez bien vos bandes de peur, votre humérus vous remerciera !