Ce 9 juin, en l'an de grâce 2025.
L'air frais et la pale lueur du matin réveilla le petit Zizi, l'esprit encore brumeux, il se retourna dans son lit.
Ses deux compères de chambrée étaient déjà debout et, entre deux pets retentissants, s'affairaient à ranger leurs affaires, il n'en fallait pas plus pour qu'il remette son nez sous les couvertures pour éviter les effluves… Et en profiter pour flemmarder un peu.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin, poussé par un impérieux besoin naturel, le petit Zizi se leva, s'habilla prestement, pour aller dare dare le satisfaire. Quelques ablutions sommaires histoire de se réveiller et zou, roulez jeunesse.
Puis cap sur le festin matinal : deux tasses d’un breuvage noir et amer, que certains nomment à tort "café", accompagnées de deux minichocolatines et deux minicroissants, pour sustenter la bête affamée qui grognait en son estomac.
Décision fut prise de partir avec deux joyeux compagnons pour parcourir la campagne verte afin de rentrer at home. Le noble Bouls, détenteur d’une tablette magique aux pouvoirs d’orientation, fut naturellement désigné comme guide de cette expédition téméraire.
Et ainsi, la vaillante troupe quitta le campement, distribuant accolades, embrassades et adieux émouvants aux membres de cette noble confrérie rassemblée sous la bannière sacrée de La Grok, antique assemblée dont les échos festifs résonnent à travers les âges.
(Le petit Zizi, dans sa grande humilité, présente ses excuses aux âmes oubliées dans les adieux… et leur envoie moult bisous tout plein de tendresse.)
Le chemin serpentait langoureusement, dévoilant ses courbes comme une belle aux hanches généreuses. La troupe, en preux esthètes, effleurait le bitume du regard et du pneu, en douceur, en finesse, comme on flatterait l’échine d’une gueuse consentante. Il fallait voir comme elle se laissait faire, la coquine ! Docile, accueillante, presque enjôleuse.
À cette pensée lubri... euh, lyrique, le petit Zizi ne put s’empêcher de frétiller légèrement dans son pantalon, tout comme l'abbé Pierre à la vue d'un nichon dans l'arrière-boutique d'Emmaüs.
Bouls, en vaillant capitaine, consultait la tablette enchantée avec la gravité d’un druide lisant dans les entrailles d’un poulet rôti, et malgré quelques petites bêtises, notre route se déroulait sans encombres.
Nous nous arrêtâmes en chemin pour nous sustenter dans une taverne à l’enseigne criarde, propriété d’un certain Mc Do, marchand de victuailles tièdes et de graisses douteuses. L’endroit, à défaut de charmer les papilles, avait le mérite de remplir la panse et de faire taire les estomacs grognons.
Nous reprîmes la route, laquelle, perfide traîtresse, s’était changée en une voie longue, droite, et désespérément sans relief. Une route sans poésie, sans charme, une misère mon pauvre…
Le paysage n’était plus qu’un enchaînement de feux rouges, de ronds-points et de panneaux indicateurs, comme si la magie du voyage s’était évaporée.
Puis enfin, au détour d’un dernier virage, le saint Graal apparut : mon humble masure, mon castel modeste, mon doux repaire. Je poussai la porte de bois usé, saluai mes murs avec l’émotion d’un héros rentré de croisade, et déposait mes affaires avec le soupir satisfait du fessier retrouvant son trône.
Le petit Zizi était arrivé.
Bises à tous.
(P'tin, 5 heures pour pondre ça, on ne m'y reprendra plus.)
