Qu'appelles tu "chaleur due aux pertes dans les jonctions des composants actifs"?
un composant, quel qu'il soit, n'est pas parfait.
quand un courant le traverse, il y a obligatoirement des pertes (qui provoquent un échauffement).
dans le cas d'un composant passif (résistance, self, condensateur), tant que la chaleur dégagée est inférieure à la dissipation, ca marche.
dans le cas d'un composant actif (transistor, triac, diode, puisque c'est ce qu'on trouve dans un régul' ), ca se complique.
ces composants sont constitués de jonctions (dites PN ou NP), qui ne laissent passer le courant que dans 1 sens.
et l'intensité qui peut traverser est fonction de la taille de la jonction, sa composition, sa surface de transfert de chaleur (tout ca est dans le composant) et enfin du dissipateur de chaleur externe (radiateur).
une petite jonction laissera peu de place aux électrons pour passer.
une composition à base de silicium sera plus résistante (plus d'impédance) qu'une composition à base de béryllium.
un boitier TO3 sera plus efficace à transférer la chaleur à un radiateur externe qu'un TO220.
un transistor avec une grande jonction supportera un grand ampérage
(mais aura un problème, il supportera peu de tension, mais c'est pas ce qui nous intéresse ici), donc aura peu de pertes au niveau de sa jonction.
l'échauffement par pertes sera faible, la chaleur dégagée ne sera (pratiquement) que celle du montage. si le refroidissement externe est bien proportionné, ca roule.
un transistor avec une petite jonction supportera un ampérage plus faible
(et plus de tension, au passage), car ses pertes au niveau de ses jonctions seront plus importantes.
donc la chaleur dégagée sera celle du montage + pertes dans les jonctions (qui ne seront plus négligeables).
comme le transfert de chaleur est bien moins rapide que l'échauffement d'une jonction (PN, NP, NPN ou PNP), si on approche trop de la limite, il y a claquage.
évidemment, pour ne pas simplifier, une jonction ne se comporte pas simplement comme une résistance, mais plutôt comme un ensemble "résistance+condensateur" ou "résistance +self" variable en fonction de la fréquence de travail.
c'est très proche de la plomberie, en fait.
le courant, c'est la pression (des électrons).
la tension, c'est l'altitude du réservoir d'eau.
une résistance, c'est une diminution du diamètre du tuyau.
un transistor (ou un triac, type particulier de transistor), est un vanne (fragile et plus ou moins grande et longue) à commande externe.
une diode, un anti-retour.
un condensateur ou une self, 2 types de réservoirs de faible capacité.
PS: pas facile de faire une vulgarisation simple de tout ca, j'espère que c'est compréhensible
Mais si tu modifies les impédances tu modifies aussi les caractéristiques du circuit.
justement...
un régulateur utilisant des composants à faible impédance pourra supporter une charge plus élevée (donc un ampérage plus grand).
ca tombe bien, c'est justement ce qui est intéressant quand on change le régul, qu'il soit capable d'encaisser la surcharge due à une batterie faiblarde (par exemple). une batterie avec 20% de tension en moins, c'est 20% de puissance demandée en plus au régulateur pour maintenir une alimentation correcte (c'est très très approximatif, hein, je me suis pas fait le calcul).
et comme tout bon régulateur, il régule... quand on ne lui demande pas trop de puissance
donc une batterie HS ou vide (avec les éléments à sec) demandera énormément au régulateur. et PAF le régul

La vitesse tue... alors gardez votre Windows, vous vivrez vieux!
moi, j'en ai marre de "veuillez patienter" et des BSOD, alors maintenant je suis sous linux (autant que d'ordis, et y'en a à la maison!)