3 belles courses, et ce malgré la déception Zarco.
ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une belle course en MotoGP, ni Rossi gagner d'ailleurs!
ça fait du bien!
Valentino, croisé dans le paddock de la course d'Estoril en 2000, avec Kenny Robberts, et Gary Mac-Coy, en route pour le podium...

Troisième de la course, il termine le championnat du monde à la deuxième place, pour sa première saison en 500 deux temps.
Toujours la même envie de se battre 15 ans plus tard, de s'amuser en se confrontant aux autres...
Respect, il Dottore!
Pour l'anecdote, j'avais aussi croisé Mick Doohan, le tout frais remis sur pattes, bien qu'encore plus fracassé par son ultime crash de la saison précédente, qui avait mis un terme à sa carrière et offert le titre à Criville, qu'on n'a jamais revu ensuite...
Et puis la cinquième place de Laconi...
Et Biaggi, et Barros, et Capirossi, Abe, Checa, Van der Boorgergh et son bicylindre...
Que de pilotes capables de faire le show!!
Que de bons souvenirs et d'anecdotes, pendant les 3 semaines pour aller là-bas et en revenir!
Une petite:
Le lendemain des courses, je prends le café à Sintra avant de prendre la route après avoir passé quelques jours au camping de Cascais.
Un petit homme rond, blond et rose, en bermuda et casquette US sur la tête, lunettes de vue avec ses volets fumés relevés, chewing-gum à la bouche et chemisette fleurie sur le dos, appareil photo autour du cou et sacs de souvenirs à la main, l’œil pétillant et un large sourire de bienheureux pour compléter le tableau.
Son alter-ego féminin l'accompagne, avec la même mine heureuse et rosie; ils sont contents.
Pourquoi sont-ils venus me brancher moi, le seul gus pas rasé, en trail à sacoches cavalières pourries et chargement disparate, mystère...
En anglais, donc la conversation débute:
- " Vous êtes venus pour les courses motos?"
- "Yes, exactly!"
- "Et vous savez qui a gagné?"
La tête dans le cul aux environs de 8h00 du mat, après la fiesta avec mes 15 voisins de tente espagnols, et avoir plié le camp tôt, je réfléchis à voix haute:
- "Rossi est arrivé 3ème... Roberts 2ème... Mais qui a gagné, déjà?..."
Le porcelet des antipodes arbore un large sourire tout en essayant de ne pas me montrer ses dents, mais en me montrant ses chaussettes de ville remontées à mi-mollet au travers de ses sandales d'été et en trépignant...
- "Ooooh... Of course! Gary Mac Coy!!! He's a fucking great pilot!!...", lui dis-je sincèrement, en lui faisant un clin d’œil jovial et complice tout en lui filant une claque amicale du dos de la main dans le plexus, comme si je le connaissait depuis des lustres et que c'était mon pote...
Et c'est ça qui les rends happy: alors qu'ils sont en vacances en Europe et là par hasard, qu'un australien gagne de nouveau une course, ils l'ont appris et en sont fier!
Le gars a une broche dorée en forme de kangourou au revers de sa chemisette.
Il la décroche et me l'offre, insiste quand je lui dit que c'est très gentil mais que c'est trop et que cela me gène d'accepter...
Poinçonnée or 24 carats, je l'ai toujours...
Et je me souviendrai toujours de Mac Coy, balayant la piste de son pneu arrière au bout de la ligne droite des stand à plus de 300 km/h, et se jetant en travers pour prendre le droite d'après à fond de deux, en faisant fumer son pneu arrière...
Il avait mis 5 secondes à Roberts, avec une machine loin d'être la plus performante!
Pour terminer,Valentino et moi avons un point commun:

Non, on n'a pas la même coupe de cheveux ni accès aux mêmes motos, mais on a la même boucle d'oreille!
ça m'avait plut quand je l'avais vue sur lui à la télé, donc j'en voulais une (j'avais déjà des anneaux, me suis pas fait percer exprès!), et j'ai tout de suite su que ce serait une sorte d'hommage à Rossi...
En effet, je constate que depuis je pense à lui presque à chaque fois que je la touche ou la vois...
D'autres se font tatouer...
