Départ de l’hôtel le Green des Impressionnistes à Ennery (95) Vendredi 04 Septembre aux alentours de 09h00.
Accueil, petit déjeuner, briefing qui résume l'état d'esprit de Cocoricorando : ballade, vitesse proscrite, bonne humeur, rencontres, respect mutuel ...
Ensuite départ, par groupes de 5 - 6 motos lancés à 2 min d'intervalle par l'organisation pour éviter les engorgements.
Etant venu tout seul, j'avais commencé à discuter avec Thierry, possesseur d'une Bourgeoise bleu de 2002, qui est sur le forum il me semble mais je ne suis pas parvenu à retrouver son pseudo. Sur la ligne de départ, Mathias, venu lui aussi tout seul en 650 DR, qui était ma droite se joint à nous. On roulera ensemble tous les 3 tout au long des 3 jours.
Tous les mecs prévoyants avaient fait leur plein avant. Les autres, comme nous, avions besoin de coco. Direction la station Leclerc la plus proche pour refaire le niveau. On perd facilement 20 minutes. Mais on s'en fout, il n'y a pas de chrono. Nous avions tous les 3 assez d'autonomie pour parcourir les 220 à 250 km journaliers, donc pas besoin de prévoir d'autre arrêt d'ici l'arrivée.
Une fois les bécanes rassasiées, on se met en route. On avait préalablement reçu les traces GPX (que j'ai donc conservées pour ceux que ça intéresse
Ont suivi huit heures de ride pour parcourir les quelques 220 km de chemins qui nous séparaient du camping de Moreuil (80). Il y avait trois traces :
Bitume : pour les lopettes et les mous du gland
Aventure : pour les femmes et assimilés
Extrême : pour les mecs normaux
Plus sérieusement : la trace par défaut, c'est l'extrême (qui n'a rien d'extrême en fait). L'aventure, c'est la même que l'extrême sauf que les quelques difficultés rencontrées sont contournées, pour les gens pas très à l'aise en TT. La bitume ne sert qu'aux accompagnants ou pour gagner du temps si on a pris trop de retard par exemple.
Les seuls passages difficiles que nous avons rencontrés, c'était les ornières, profondes et étroites, dans lesquelles il faut rester ultra concentré et précis, sans quoi c'est la chute assurée. Régulièrement, il y a quelques centaines de mètres, voire quelques kilomètres à faire sur bitume pour passer d'un chemin à l'autre.
A midi on a mangé un sandwich acheté dans une boulangerie à Beauvais. Nous sommes arrivés vers 17h à Moreuil, assez fatigués quand même. Nous avons planté les tentes et bricolé rapidement sur les motos ce qui avaient besoin de l'être, puis nous sommes allés descendre quelques bières et manger. C'était tartiflette, pas mal. Pour ceux qui veulent, il y avait évidemment des douches. Personnellement, je n'étais pas en mode séduction, j'ai donc jugé que ce n'était pas la peine
J'avais racheté du matos de camping (matelas gonflable 5 cm d'épaisseur et duvet 0° de decath) juste avant de partir. La nuit s'est bien passée, le matelas était beaucoup plus confortable que la merde autogonflant de 2 cm d'épais que j'avais avant, pour un encombrement une fois replié plus important que le nouveau ... et le duvet était limite trop chaud pour la température pourtant fraîche (entre 5 et 10° je pense) qu'il faisait. Ravi !
Par contre ... au milieu de la nuit la pluie a commencé à tomber. Doucement au début, puis franchement ensuite. Là tout le monde s'est mis à paniquer. Le moral en prend franchement un coup. Moi j'avais rentré toutes mes affaires par précaution, mais certains avaient laissé leurs bottes, leurs gants ou, mieux, leurs sacoches cavalières ouvertes aux 4 vents, ils ont été contents le lendemain ...
Le matin quand on s'est levé, la pluie venait de s'arrêter. Par contre le terrain était détrempé et tout le monde flippait de l'état des chemins qu'on allait trouver. L'organisation nous informait que les ouvreurs, partis à 05h30 sous une pluie battante en étaient déjà à 6 chutes. Et un ouvreur, c'est pas vraiment Jo le clodo. Bref, on se chiait dessus et on a un temps vraiment envisagé de faire le trajet par le bitume, au moins partiellement. Et puis on a dit qu'on essayait l'Extrême quand même...
La matinée a été super tendue. Dès que ce n'était plus du caillou mais de la terre, c'était la bérézina, des chutes à tour de bras, des bécanes en travers à foison. Il y en a même un qui est tombé et s'est arraché les parties dans la bataille
Ensuite ça n'a été que du bonheur. La pluie n'était apparemment tombée que localement et sur le reste de la journée, tout était sec. Il y avait souvent des ornières, ce qui nous ralentissait pas mal, mais on a bien profité. A 14h il nous restait encore 170 km à parcourir sur les 250 km à abattre sur la plus grosse journée du tracé. Faut dire qu'on s'est arrêté à la Brasserie de la Gare à Ailly sur Somme : formule entrée plat dessert, une super bonne bavette à l’échalote arrosée d'une bonne binouze qui nous a fait beaucoup de bien. On est arrivé vers 19h au Camping de Drancourt. Le soir c'était Barbeuc, on a rebu quelques bières et on est allés au lit.
Pas de pluie pendant la nuit !
Le lendemain, on était contents, on était prêts pour 08h30. En partant, constatant tout au long des deux derniers jours le nombre de mecs qui ont crevé leurs pneus, j'ai dit "purée, j'espère qu'on va y échapper". Mathias me sort "t'inquiète, je porte chance".
En sortant du camping, on a fait 500 m, puis je trouvais ça bizarre, je voyais plus personne dans mon rétro. Puis arrive un mec d'un autre groupe. Bizarre ... Le mec en question m'informe que Mathias était derrière et avait crevé. Bon. Moi perso j'avais rien emmené pour réparer une roue, lui non plus, Thierry avait quelques trucs mais on a décidé de retourner au camping puisqu'il y avait encore la camionnette du mécano qui serait surement à même de faire ça plus rapidement et plus professionnellement que nous. En plus on n'était pas loin. On y arrive, le mec change la roue en 10 min
Bon.
Retour au camping, puisqu'on n'était (toujours) pas loin. Le mécano n'avait pas bien regardé l'intérieur du pneu et en a retiré un silex tranchant comme une lame de rasoir.
Cette fois-ci, vers 10h30, on a pu partir pour de bon. On a pris les chemins pendant 50 km, puis le bitume, pour 40 km, pour nous rapprocher car il nous restait encore 180 km à parcourir vers 13h ...
Au moment où on retourne sur les chemins, 10 km plus loin Mathias (encore lui
Le moral en a pris un coup. On a appelé l'assistance, et le chauffeur est venu chercher la moto après une bonne heure et demi d'attente, que nous avons mise à profit pour aller chercher des pizzas, dans un distributeur automatique, à 5 km. En arrivant, le gars était un peu énervé car la personne qu'on avait eue au téléphone lui avait mal communiqué les infos et n'avait pas transmis mon numéro : il a galéré à nous trouver et nous a attendu 30 minutes au point 187 alors qu'on était au 188
Je suis rentré par l'autoroute directement de Dunkerque (Gravelines exactement) à mes Ardennes. Arrivé à Charleroi, la nuit est tombée. J'ai ainsi pu tester mes feux leds
A 140 sur l'autoroute en feux de croisement, le faisceau est un peu court pour rouler sereinement, par contre en feu de route ça crache sévèrement. Sur petites routes à vitesse plus réduite, aucun problème que ce soit en feu de route ou en feu de croisement.
Ci-dessous les photos prises par le photogrpaghe de SW Motech qui était présent sur l’événement, ainsi qu'un timide essai de montage perso (je suis nul, j'avais qu'une caméra, j'ai galéré pour trouver du son etc.), mais ça fait toujours quelques images
A votre bonne santé














