En novembre, j’ai récupéré une Transalp XL600V de 1997. Elle appartenait à un client qui, selon lui, en a « toujours pris soin ». Bon… 29 ans sous la pluie, des entretiens probablement faits à la pleine lune, et un respect pour la mécanique digne d’un épisode de C’est pas sorcier version cauchemar. Je suis presque sûr qu’il l’appelait « la grosse Bertha ». Pauvre Daisy.
Une bonne affaire ? Aucune idée. Je l’ai payée CHF 900.– pour 44'000 km. À ce prix-là, j’ai acheté une moto… et un défi personnel.
J’arrive chez mon client pour la récupérer. Je la vois. Je reste figé. Elle était moche. Mais moche. Le genre de moche qui te fait douter de tes choix de vie. Je me suis dit : « Non, je peux pas l’acheter… »
Puis, deux secondes plus tard : « Non, je peux pas la laisser ! » Hors de question d’abandonner une Transalp. Je ne suis pas un monstre.
Je vais l’aimer, la bichonner, la câliner.
Jusqu’à la première p*** de vis que j’ai voulu dévisser sur ce p*** de carénage.
Je plaisante. C’était à la troisième.
Comme je n’ai pas de garage, je l’ai installée dans le local à vélos. Les vélos n’étaient pas ravis, mais Daisy, elle, avait l’air de se dire : « Enfin un toit ! »
Ensuite, j’ai monté une petite tonnelle sur la terrasse pour la réparer juste en face du salon. Comme ça, dès que je me lève, je peux vérifier qu’elle n’a pas décidé de s’enfuir pendant la nuit.
Heureusement, je bosse dans un garage automobile, donc j’ai accès à tous les outils nécessaires pour la remettre en état. Pour l’instant, j’ai démonté Daisy. Mécaniquement bien entendu. Pas émotionnellement. Enfin… j’essaie.
Je vous partage l’avancée.
Voici Daisy lors de son arrivée à la maison.
Je vous posterai la suite des travaux.
Actuellement, j’en suis à trois étapes avant le remontage du moteur sur le châssis.
Oui, elle revit. Lentement. Très lentement. Mais sûrement.
Je vous laisse l'eau à la bouche avant de tout vous envoyer.
PS: Elle est moche hein ?
Ici l'espace des furieux qui retapent leurs motos, la refont, d'origine, ou avec des modifications.










