
Après un été où j'ai davantage exploité les possibilités de ma CRF 2016, voilà la synthèse de mes impressions distillées au cours de ce petit récit que j'ai tenu à partager avec vous: Nous sommes partis en duo explorer les vignobles de la Champagne toute proche puis avons poussé un peu au sud autour des lacs de la Marne.
En duo, chargés, mais light, juste la bagagerie, on avait trouvé des hébergements en dur, le camping ça sera pour plus tard...
Les conditions étaient assez bonnes aussi, pas de pluie, il a fait très chaud, un peu de vent.
Les routes: De grandes départementales avec de la ligne droite, des courbes, et quelques virolos serrés dans les vignes, de la ville pour rejoindre quelques visites et activités, un peu de 4 voies pour le retour.
Première étape pour manger et commencer à en prendre plein les mirettes: Chalons en Champagne (ex Chalons sur Marne) où nous profitons d'une balade sur les canaux pour découvrir la ville qui a un certain charme.
On largue nos casques, et on troque les bottes contre des baskets, les grandes valises et le top case de la CRF nous permettent de tout mettre en sureté avec nos bagages en prime.
Rouler en ville c'est assez facile, elle est agile, et encore plus quand tu demandes à la SDS de descendre de son perchoir à l'arrière pour te coller un peu plus.













Nous voilà arrivés à Epernay, une grande caserne étant reconvertie en logements, et en bureaux pour l'agglo. C'est assez simple, mais super pour nous. J'y retrouve une autre CRF immatriculée en Bretagne, ... le monde est petit.
Nous visitons la ville à pied histoire d'aller manger et de déguster de petites bulles sympas, il y a une attraction marrante, un ballon captif en plein centre ville, gonflé à l'hélium on peut y monter admirer en toute sécurité la ville et le vignoble.
Les maisons sont assez cossues, tu m'étonnes , la région vend 300 millions de bouteilles de Champagne par an! Et les grandes maison champenoises y sont toutes situées.








Sur le parking aprè sle petit déj alors qu'on regagnait la chambre, on a bien rigolé devant cette Dacia, on devine aussi la main gantée de métal qui fait le signe des "cornes" des métalleux sur la plage arrière...

Le lendemain le GPS nous fait prendre en plein dans le vignoble, c'est parfait, on n'y croise pas un chat et on navigue parmi les grappes pleines de promesse, la CRF est à l'aise, je n'aime pas trop les à coups qu'elle donne en seconde, un petit soucis connu, et sur ces petites routes, avec le chargement et la SDS, il faut rester vigilant, une fois len 3ème je me sens parfaitement à l'aise, et ensuite elle en demande, c'est un régal.
Nous filons vers le lac de Der-Chantecocq , les départementales ondulent sous le soleil, et nous enquillons souvent la 6 à un rythme qui dépasse largement ce qui est légal, m'enfin il n'y a pas un chat... Nous mangeons juste avant le lac et nous prenons la "route sur berge", qui passe sur la digue qui a permis de faire une retenue et de créer ce gigantesque lac, une autre pause nous fait découvrir le port de plaisance, pas encore trop d'affluence malgré la pandémie, mais toutes les locations de bateau sont déjà réservée, snif, faudra revenir.
"Chantecocq" c'est un des noms du lac, celui d'un des trois villages que cette retenue à enseveli sous les eaux.
La CRF est très confortable, et la passagère apprécie de pouvoir avoir une vue dégagée à 360° grâce à la selle surélevée, ce qui manquait sur la RD04, elle a également plus de place, il y a 15 cm entre nous alors qu'on était collés sur le 750, ça apporte un grand confort surtout sur les gros freinages.



Le soir approche, on a faim, on est crevés et on a envie de se poser, mais...
... On s'est perdus, car pour se rendre au gîte on devait prendre une ... piste 8-° Comme on y croyait pas , on a pris par erreur une fausse route qui nous a ajouté 15 bornes aller/retour le temps de se rendre compte, mais c'est pas tout: - fuck- les yeux rivé sur le GPS, j'ai réalisé trop tard que la CRF était tombée en réserve (quel con!), et il a donc fallu pousser dans l'autre sens jusqu'à Troyes à la pompe la plus proche (... disons la moins loin, hé oui c'est désert la Marne) et retour... quelle suée!
Donc finalement on a bien repris cette piste poussiéreuse constituée de "gréve" ou de "marne" j'ai un peu flippé au début avec Isa derrière et les bagages, mais la CRF n'a pas bronché et à la fin on enquillait les 90 km/h dans un nuage de poussière immaculée digne des plus beaux effets spéciaux... Mais c'était pas raisonnable, si un animal avait traversé, et si j'avais du piler, ... Isa est sportive elle peut sauter, mais merde, abîmer ma belel Africa presque neuve, ...
Après l'effort et le cagnard, nous arrivons au gîte, une ferme dont la patronne se reconvertit depuis 3 ans en hôte. La ferme est entièrement bâtie en bois, issu de la forêt d'Orient toute proche, et les logements qui sont des chambres intégrées au bâtiment principal, sont du même acabit, on va même pouvoir tester une belle baignoire "tonneau", ça sera parfait pour se remettre de la canicule.
Il y a bien des photos, mais il parait qu'il faut réserver ça pour notre future participation à une émission de téléréalité, j'ai pas tout compris...
L’accueil est super, c'est la nana qui gère, je recommande si certains passent dans le coin. Le monsieur et son fils aussi sont passionnés de moto.


Les bonnes choses ayant hélas une fin, nous rentrons vers Valenciennes via Reims, Laon et Guise, en passant par l'avesnois.
Une halte après Reims, à un mémorial des chars d'assaut, histoire de montrer à ce blindé qui c'est le patron...
La CRF fut un régal, elle surpasse largement la 750 RD04 qui nous sert habituellement de monture, et qui ne démérite pas, mais des décennies de progrès ont fait leur oeuvre, on sent bien le gain partout: C'est un vélo à l'arrêt, et en ville comparée à la RD04, elle est très confortable et le mal aux fesses ne s'est pas encore montré handicapant dessus, le pilotage est jouissif, elle est très rigoureuse et tu sens bien la moto vivre, sans pour autant qu’elle te mette des vibrations partout et te mette le dos à mal, c'est une voyageuse qui sait te suggérer des horizons autant qu'une allumeuse qui te donne envie d'envoyer un petit peu plus, il suffit de savoir comment la chatouiller.
J'ai aussi gagné en confort, car je ne suis plus collé à la SDS ce qui me permet de ne pas bloquer les avant-bras à chaque gros freinage, et aussi les genoux ne viennent pas taper dans les angles du réservoir de la RD04 (ça doit être mieux sur la RD07). La bulle est top, j'avais le casque adventure avec visière (un Nexx) et à allure soutenue (on a testé un peu de 4 voies au retour), rien à signaler, à part quelques remontées d'air dans la puits de fourche, chose déjà signalée et facile à corriger.
Comme expliqué plus haut, je regrette aussi parfois le cognements et les à-coups à bas régime, mais c'est juste gênant en seconde. Il faut apprendre à gérer ça.
Ma SDS est aux anges et attend la prochaine balade au long (ou au court) cours.
Dernier point fort: La bagagerie Honda est une réussite, une seule clé pour tout fermer/déverrouiller, et des fixations qui placent les valises au plus proche de la moto, sans le surpoids d'un support en métal. C'est top. Une fois déposées de la moto elles se transportent facilement et offrent pas mal de litres, un peu moins pour celle coté silencieux, à ne pas réserver à madame...




Ce n'est pas un hasard mais avec le poids à l'arrière, un peu de précontrainte, la moto est un rail, on s'est autorisé à aller rogner la bande de peur, ce que je n'étais pas encore parvenu à faire tout seul.

▄▀▄▀ SONDAGE : Des à-coups sur les TRANSALP 750 ?! ▄▀▄▀ 
















