Voilà, le moment est venu pour moi de poser le casque de l’organisation de la GROK et de laisser la place à la nouvelle génération de motard qui s’inscrit de plus en plus et roulent sur cette belle et magnifique Transalp qui fait qu’on est tous réunis ici ! (oui UNE TRANSALP hein, n’oubliez pas ! Je ne serai jamais loin pour vous le rappeler !)
Quand je repense au tout début, on devait être quoi ? Une quarantaine à tout casser, plantés sur le petit camping communal. À l’époque, je n’étais même pas motarde – juste SDS, embarquée dans l’aventure parce que le Mouflon Vert, mon défunt mari pour ceux qui ne l’ont pas connu, m’avait proposé de remplacer un des gars de l’équipe du forum qui s’était occupé de trouver le camping central (Lamar si tu me lis ! la bise !). Je ne savais pas encore que ça allait devenir une si belle partie de ma vie, chaque année à chaque Pentecôte.
Puis les années ont filé… Le camping a changé de mains, le gérant a ouvert son resto-snack, et ensemble on a commencé à structurer tout ça : les repas du soir, les petits déjs, les logements en dur pour ceux qui voulaient un peu plus de confort… Oui le coté à la « one again », ça va 5 min en fait !
Et petit à petit, la GROK a pris de l’ampleur, sans jamais perdre son esprit de départ : la convivialité, les rires, les apéros partagés, et cette ambiance unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Évidemment, y’a eu des galères mémorables ! Les premiers chants autour du BBQ sous la flotte, avec les parasols pour sauver les feux (du grand art, ça !). Les cuisses de poulet congelés que mon chéri, Forwam-Mika n’a jamais réussi à faire cuire ! (Merci Louis !)
L’inondation dans la salle commune, les tranchées creusées à la hâte pour évacuer l’eau, et l’appel à la mairie “euh… votre bâtiment est sous l’eau, là…” Le préau que les espagnols avaient bâché parce qu’on se prenait la flotte qui n’en finissait pas de tomber pendant le repas !
Les réveils sous le givre pour les campeurs courageux, qu’on a dû rapatrier dans les cinq chalets pour qu’ils arrêtent de se transformer en glaçons. Les retours sous la flotte avec nos équipements qui séchaient au balcon des chalets ! Les coupures de courant qui déclenchaient les chansons de « joyeuse anniversaire » (Denis si tu me lis ! oui c’était toi, oui !)
Et la fameuse grêle avec des grêlons gros comme des balles de golf, qui a explosé le barnum ! Heureusement que le gérant nous a laissé son resto pour qu’on finisse le repas au chaud — quelle soirée !
Mais franchement, que de bons souvenirs…La soirée crêpes “salées et sucrées” improvisée avec les copains et leur appareil à crêpes, un grand moment de gourmandise et de rigolade. Bon le mobilier n’a pas trop apprécié, mais chut !
Les 10 ans, avec les photos projetées, les fous rires et un petit pincement au cœur en revoyant les souvenirs des années passées…
Et la dernière cette année, la 15e GROK et les 20 ans du forum : le barnum décoré, les cadeaux, les autocollants de chaque édition, les mets locaux de charcutaille ramenés des quatre coins de la France, le DJ maison qui a mis le feu en voyant passé les oies sauvages !
Et bien sûr une grosse pensée pour nos copains montés au ciel
J’ai adoré chaque moment – même les galères, même les imprévus, parce qu’ils ont toujours fini par devenir des bons souvenirs. Cette aventure m’a offert de magnifiques rencontres, de belles amitiés et une foule d’instants que je garderai précieusement en mémoire pour mes soirs d’hiver quand je serai vieille !
Mais voilà, après toutes ces années, je sens que le moment est venu de passer le relais. Ce n’est pas un adieu triste, juste un “à plus” différent. La GROK a encore de belles pages à écrire, et j’espère que quelqu’un parmi vous aura envie de reprendre le flambeau pour continuer l’aventure. Alors si parmi vous, il y a une âme motivée, pleine d’idées et avec l’envie de perpétuer l’esprit GROK, c’est le moment de se lancer !
Merci à tous pour ces années de rires, de partage et de fraternité motarde.
Et comme on dit souvent : ce n’est pas la fin de la route, juste un virage à négocier.
AfricaTwin, Transalp, trail ou pas, elle est ouverte à toutes et à tous.






















